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La SPA97

La SPA97

La fusion des groupes de chasse 511 et 519 donne naissance à l'escadrille N59, le 1erjuillet 1917, sur le terrain de Froidos (Meuse). Escadrille de chasse d'armée, elle est équipée de Nieuport 24 et 24 bis. Elle est mise à la disposition de la VIème Armée sur le front de l'Aisne. Elle exécute de nombreuses missions de protection et de reconnaissance photographique ainsi que du réglage d'artillerie. Elle appuie également l'infanterie en mitraillant les tranchées ennemies. Ses actions d'éclat lui valent l'attribution d'une citation à l'ordre de l'armée. Équipée de Spad VIII, elle prend la dénomination d'escadrille de chasse SPA 97.

A la signature de l'armistice, la SPA97 aura, à son palmarès, 21 appareils ennemis homologués et 8 Drachens, mais 9 de ses pilotes sont morts ou disparus au champ d'honneur. En 1919, l'escadrille devient la 102ème escadrille du 1er groupe du 3ème régiment d'aviation de chasse alors en garnison à Châteauroux, et le 1er juillet 1920, la 2ème escadrille du 1er groupe de ce même régiment. Elle sera équipée, jusqu'en 1923-1924, de vieux Spad XIII démodés dont la plupart ont fait la guerre. A cette époque, elle recevra des Nieuport 29 puis en 1927 des Loire Gourdou 32 qu'elle conservera jusqu'à sa dissolution.

Le 12 septembre 1933, le 3èmerégiment d'aviation est transformé en escadre d'aviation légère de défense. En octobre de la même année, la SPA97 est dissoute, mais le sommeil ne sera que de courte durée. Le 8 juillet 1938, le CNE Blanchet, commandant le Groupe Aérien Régional 574, par une lettre adressée au Ministre de l'air, demande pour son groupe l'attribution d'un insigne de guerre.

Le 4 août 1938, le Ministre de l'air, dans une lettre qu'il envoie au général commandant de la 5ème Région aérienne, attribue au GAR 574 l'insigne et les traditions de la SPA97.

A ses débuts, le 16 janvier 1938, l'escadrille 574 a été stationnée sur le terrain de Tunis El Aouina et mise à la disposition de la Marine Nationale. Elle était chargée de couvrir en première urgence Bizerte puis Tunis, ainsi que le dépôt de munitions et la matériel de Medjez El Bab.

Au début de janvier 1940, les escadrilles régionales de chasse 571, 573 et 574 sont dans une telle situation, qu'elles ne peuvent plus remplir leur mission de couverture des bases aéronavales. Le groupe de chasse III/5 sera constitué des escadrilles 572 et 574. A cette époque, la 574 est constituée de 12 pilotes, dont 3 équipiers parmi lesquels 2 tchèques, au sol 9 mécaniciens dont 1 armurier, 1 électricien et 1 équipement. Le groupe de chasse III/5 se voit officiellement crée le 15 mai suivant à Bizerte Sidi Ahmed sous les ordres du CDT Benson, l'escadrille régionale 574 devenant la deuxième de ce groupe.

Les premières missions de guerre vont commencer. La faiblesse des effectifs en avions ne permettant pas de mettre en place "a priori" des patrouilles sur axes, les décollages s'effectuent toujours sur alerte, dès réception, le plus souvent tardivement, d'un message du service de guet.

Devant de nombreux problèmes de disponibilité, de renseignement, une réorganisation va être entreprise et elle va conduire à la réunification de la deuxième escadrille du GC III/5 avec celle du groupe I/10 en gardant cette dernière appellation.

Le 25 au matin, le groupe de chasse III/5 apprend que l'armistice vient d'être signé avec l'Allemagne et l'Italie. La campagne 1939/1940 est terminée en France et en Afrique du Nord. Le groupe de chasse de Sidi Ahmed est dissous le 1er août 1940. Le personnel est muté au groupe de chasse II/7.

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